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Chantons de nouveaux cantiques |
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| Roger PARMENTIER. Préface d’André GOUNELLE | |
Théolib vient de publier un nouveau hors-série, Chantons de nouveaux cantiques, de Roger Parmentier. Il s’agit de cantiques revisités, bien connus par la plupart des protestants, prévus souvent pour être chantés suivant les mélodies du recueil Arc-en-ciel. Nous publions ici la Préface d’André Gounelle, la présentation de Roger Parmentier, ainsi qu’un exemple de texte revisité.
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Pour un culte raisonnable, par André Gounelle |
Quand Jésus cite Deutéronome 6,4-5 :
“tu aimeras l’Éternel ton Dieu de tout ton cœur, de
toute ton âme et de toute ta force”, il ajoute “de toute
ta pensée”. Il qualifie ainsi explicitement une foi qui
mépriserait ou négligerait la pensée.
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Sont-elles compatibles ? La pensée, dit-on, veut
comprendre, elle demande rigueur et clarté, elle met en doute, alors
que la foi accepte l’incompréhensible, se réfère
à des mystères obscurs et se soumet à une
révélation qui la dépasse. Quand ils se disent
“libre penseurs”, les incroyants laissent entendre que les
religieux ne pensent pas librement (ce qui, hélas, est parfois le
cas). De leur côté, des croyants récusent la raison, la
science, la sagesse, accusées de relever de l’orgueil
humain (ce qui, hélas, n’est pas toujours faux). Pour les uns
comme pour les autres, par nature, la pensée serait
irréligieuse et la foi irrationnelle.
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Il faut refuser catégoriquement cette
opposition. Seule une foi intelligente et savante préserve
d’une religion obscurantiste qui blasphème Dieu et
déshonore l’homme. Même et peut-être surtout,
quand elle secoue, critique et conteste la foi, la pensée
l’oblige à s’approfondir et l’empêche de
tomber dans la superstition et le fanatisme. Foi et pensée, y
compris quand elles sont en débat, loin de se nuire, se
fécondent et se corrigent mutuellement. Albert Schweitzer nous
invite justement à les associer dans ce qu’on pourrait
appeler, en reprenant une expression de Paul (Romains 12,1), un
“culte raisonnable” (le mot employé en grec est
“logique”).
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Ne crions pas à l’intellectualisme
dès qu’on nous demande un effort de réflexion. On
n’aime vraiment Dieu, on ne reçoit fidèlement
l’évangile que si, avec toutes les exigences de la raison, on
pense sa foi.
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Aux lecteurs, notes de Roger Parmentier |
Ce petit recueil est loin d’être
satisfaisant, mais il existe. Il est porteur d’un grand espoir : que
vous l’imitiez, que vous réalisiez vous-mêmes ce que
vous aimeriez exprimer, partager avec d’autres. Vous faire constater
que c’est possible et qu’il y a urgence.
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Il est né d’une fureur : à la
sortie d’un service chrétien, se dire : “comment
ose-t-on encore nous proposer de pareilles paroles, aussi niaises et
infantiles ? et surtout correspondant si peu à notre propre
évolution spirituelle et théologique ?” Grâce aux
historiens et aux exégètes modernes, nous savons mieux quand
et par qui les doctrines chrétiennes ont été
inventées, et qu’elles reflètent davantage les
conceptions naïves, crédules, magiques d’époques
disparues que les intuitions géniales des maîtres de sagesse,
des prophètes contestataires, de Jésus le grand utopiste,
l’inventeur du “règne de Dieu” accessible
maintenant, le “monde renversé”, l’horrible monde
de la haine, du mépris, du mauvais pouvoir de l’argent,
échangé contre le monde généreux et
miséricordieux voulu de “Dieu”.
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Vous avez dit “Dieu” ? Oui, mais ce nom, ce
mot ne convient pas. Car nous n’avons que des représentations
inadéquates, maladroites, critiquables, s’éliminant les
unes les autres, de la force qui agit dans le monde pour sa survie et son
épanouissement, sûrement pas une personne, plutôt
un esprit, constitué pendant des millénaires par des
expériences de vie, tant bonnes que mauvaises, le meilleur du
conscient et de l’inconscient collectifs, celui qui a inspiré
les prophètes et les Sages et Jésus ; le résultat
des expériences de l’humanité, sans qu’il
soit nécessaire d’invoquer un quelconque
surnaturel…
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Tel est l’enjeu de ce travail… une petite
pierre pour une construction collective, où chacun peut avoir sa
part. Une autre “actualisation”.
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528. Ô Jésus, tu nous appelles |
1. Ô Jésus, tu nous appelles 2. Tu réalisas toi-même 3. Ô Jésus, tu nous appelles |
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